Avril est le mois de la Journée internationale des luttes paysannes (17 avril). C’est l’occasion pour les organisations paysannes et les organisations qui les soutiennent de faire entendre plus particulièrement leurs revendications. À cause du confinement, les traditionnelles manifestations n’ont pas pu avoir lieu, mais quelques actions se sont tout de même tenues un peu partout dans le monde à l’appel de la Via Campesina.

En Suisse, la fermeture des marchés de plein vent dans le cadre de la lutte contre la pandémie avait été dénoncée par Uniterre et le Mouvement pour une agriculture paysanne et citoyenne comme une forme de concurrence déloyale favorisant la grande distribution. Dans plusieurs villes de Suisse romande, les marchés de plein vent ont pu reprendre ces derniers jours, sous des formes diverses qui compliquent sans doute le travail quotidien des productrices et producteurs, mais qui leur permettent au moins d’écouler leur production. Il faut remarquer que la grande distribution n’a pas subi la moindre interruption de ses activités – quand bien même le personnel de caisse a été fortement exposé jusqu’à ce que des mesures soient prises – tandis qu’il aura fallu près d’un mois pour que les marchés de plein vent puissent reprendre.

Enfin, la sécheresse qui frappe l’Europe centrale est une préoccupation des organisations paysannes. Même si, globalement, l’agriculture paysanne est moins gourmande en ressources de toutes sortes et notamment en eau, la survenue d’épisodes comme l’absence prolongée de précipitation est une source d’inquiétude qui s’ajoute à la pandémie et ses conséquences sociales, sanitaires et économiques.