Beaucoup de choses se jouent en juillet et en août sur les fermes. Les moissons et les foins représentent l’aboutissement d’une année de culture qui s’étend des semis d’automne au moissons d’été justement.

Mais c’est aussi une période cruelle: les orages font courrir d’importants risques aux cultures. C’est ce qu’a expérimenté jeudi dernier (13 août) l’équipe de la Ferme de Fémé qui a été victime d’un orage de grêle.

Une grande partie des cultures maraîchères sont détruites: courges, salades, etc. Le maïs et le tournesol ont été très fortement touchés également. Même si l’on sait que l’activité paysanne est soumise aux aléas climatiques, ce sont toujours de difficiles moments à passer.

Ci-dessous, trois photos qui donnent une idée de la violence de l’orage: à gauche une grappe de raisin, au centre une bande de côtes de bettes et à droite le champ de tournesols.

Les mois de juillet et août sont parmi les mois les plus chargés de l’année pour le maraîchage, les céréales et même pour l’élevage.

Sous les serres, les tomates, aubergines, poivrons atteignent leur pic de production. Il faut donc récolter les fruits mûrs et continuer la taille des plants pour éviter que la plante s’épuise. Les pics de chaleurs que nous connaissons ces jours nécessitent une grande vigilance pour l’arrosage.

Hors des serres, la récolte des courgettes demande une présence régulière sous peine de se retrouver avec des légumes géants… C’est également le moment de récolter les haricots.

Ferme participative – Serre froide à la ferme de Femé
Ferme participative – Chargement de compost

Pour les céréales semées en hiver, c’est le temps des moissons (ci-contre la moisson du semi participatif dans le quartier des Vergers). Les blés, seigle, épeautre sont mûrs à la fin du mois de juillet, le colza a été récolté auparavant. Les maïs, sarrasins, tournesol (qui ont été semés au printemps) seront récoltés à l’automne seulement.

Une fois les céréales récoltées, il faut mettre la paille en bottes et rentrer les bottes à l’abri de la pluie: elle servira de litière aux animaux tout au long de l’année. Il faut ensuite déchaumer, c’est-à-dire déraciner la partie basse de la plante (chaume) qui n’a pas été coupée par la moissonneuse. Cette opération permet de commencer la préparation du terrain pour la culture suivante.

A la suite d’une céréale d’hiver, on sème parfois un couvert végétal, c’est-à-dire un mélange de plantes dont la fonction est de couvrir le sol en attendant la culture suivante. Cette pratique a deux avantages: d’une part, le sol reste couvert (limitation de l’érosion); d’autre part, cela produit de la matière organique qui s’incorpore au sol et contribue à fertiliser la culture suivante.

Ci-contre, les moissons du semi citoyen devant la Mini-Fève (avec une machine inhabituelle pour moissonner…)

Enfin, les éleveurs procèdent aux deuxièmes et troisièmes coupes de foin, c’est-à-dire qu’ils fauchent les prairies pour préparer l’aliment d’hiver des ruminants (vaches, moutons, chèvres).

Ci-contre un char de foin bien rempli avec des petites bottes.

Ferme participative – Préparation des sols